Un doctorat en deux ans : ce qui est réaliste.
La question de la durée minimale est souvent le point de départ de presque tous les entretiens. Vous découvrirez ici dans quelles conditions un parcours raccourci est envisageable, ce qui peut réellement être accéléré et comment reconnaître une promesse en l'air.
Deux ans, tout en exerçant une activité professionnelle, cela reste l’exception. Cela suppose que le sujet et l’encadrement soient immédiatement définis, que les données soient disponibles et que vous y consacriez nettement plus de dix heures par semaine pendant toute la durée du parcours. On peut accélérer la préparation, mais pas la procédure d’examen : l’admission, l’évaluation et la soutenance sont déterminées par l’université.
Quand un doctorat « court » est-il envisageable ?
Cela arrive, mais dans des conditions très strictes. Le cas typique est celui où un travail de master ou un projet professionnel a déjà fourni un travail préparatoire considérable, où l’ensemble des données est disponible et où le directeur de thèse soutient le projet dès le début.
C’est plus souvent le cas dans les disciplines où aucune collecte de données spécifique n’est nécessaire, par exemple pour les travaux théoriques ou juridiques dont le corpus est clairement délimité. Même dans ce cas, la procédure après la remise de la thèse se déroule selon un calendrier qui ne dépend pas de votre rythme de travail.
Ce qui peut être accéléré
C’est en amont qu’on gagne du temps, pas en aval. Ces cinq points font la différence entre trois et cinq ans.
Ce qui ne peut pas être accéléré
C’est l’université qui fixe le rythme des étapes d’admission, d’évaluation et de soutenance. Les deux rapports d’évaluation prennent du temps, les commissions se réunissent selon leur calendrier, et les délais fixés par le règlement des doctorats s’appliquent indépendamment de votre agenda.
Même l’enquête elle-même ne peut être rationalisée que dans une mesure limitée. Une enquête dont le taux de réponse est trop faible ne sera pas traitée plus rapidement si on y met fin plus tôt ; elle n’en sera que moins fiable. Et une base de données peu fiable prendra plus de temps lors de l’évaluation qu’elle n’en a fait gagner auparavant.
Comment reconnaître une promesse creuse
Une promesse concernant un élément qui relève de la décision d’une faculté. Celui qui la fait ne connaît soit pas votre sujet, soit ne parle pas de la thèse.
Sans connaître la question, les données disponibles et les travaux préliminaires, toute estimation de la durée n’est qu’une supposition.
Il ne s’agit pas d’une accélération, mais de ghostwriting. Cela rend le travail vulnérable à la critique à long terme.
Quiconque ne révèle le nom de l’établissement diplômant qu’après la conclusion du contrat a quelque chose à cacher. Une recherche dans la base de données anabin permet de clarifier la situation en deux minutes.
Le meilleur critère
Au lieu de vous renseigner sur la durée minimale, demandez quel est le premier objectif intermédiaire vérifiable. Quand la question sera-t-elle ciblée ? Quand la promesse d’encadrement sera-t-elle donnée ? Quand l’accès aux données sera-t-il clarifié par écrit ?
Quiconque atteint ces trois objectifs en six à neuf mois a un projet solide. Quiconque les a encore en suspens au bout de deux ans n’y parviendra pas, même avec le meilleur calendrier qui soit.
Questions fréquentes.
Peut-on obtenir un doctorat en deux ans ?+
Cela arrive, généralement grâce à un travail préparatoire considérable et à des données déjà disponibles. En tant que base de planification parallèlement à un emploi à temps plein, ce n’est pas réaliste.
Quel doctorat obtient-on le plus rapidement ?+
La durée dépend du sujet, des données disponibles et de l’encadrement, et non de la dénomination du diplôme. Il n’existe pas de classement des diplômes les plus rapides.
Puis-je avancer la date de ma soutenance ?+
Non. La date et le déroulement sont régis par le règlement des doctorats et par la disponibilité des rapports d'évaluation.
Les travaux antérieurs pris en compte permettent-ils d’accélérer le processus ?+
C'est possible. C'est la faculté qui décide, au cas par cas, si les publications ou les travaux antérieurs sont pris en compte.
Une thèse cumulative permet-elle d’accélérer le processus ?+
Pas nécessairement, mais elle rend les progrès visibles et s'adapte bien aux disciplines où la culture de la publication est très présente. Elle n'est autorisée que si le règlement du doctorat le prévoit.
Qu’est-ce qui prend le plus de temps ?+
D’après notre expérience, l’accès aux données et les cycles de révision de l’exposé. Ces deux aspects peuvent être préparés avant que le compte à rebours ne commence.
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