Obtenir un doctorat à 40 ou 50 ans.
Il n’y a pas de limite d’âge pour le doctorat. Ce qui change, c’est tout le reste : la motivation, le calendrier, la situation de départ et la question de savoir combien de temps le diplôme devra encore avoir un impact par la suite.
Il n’y a pas de limite d’âge pour le doctorat. Ceux qui s’y lancent plus tard apportent avec eux de l’expérience, un ancrage dans le domaine et une problématique mieux ciblée. En contrepartie, ils doivent composer avec un emploi du temps plus chargé et une plus grande distance par rapport au travail de recherche. Ces deux aspects peuvent être gérés si on les prend en compte au lieu de les occulter.
Les arguments en faveur d’un démarrage tardif
Vous connaissez les questions pertinentes et avez accès à des personnes et à des données que d’autres s’efforcent d’obtenir depuis des années. C’est là le véritable goulot d’étranglement dans de nombreuses disciplines.
Celui qui commence à 45 ans sait généralement exactement pourquoi. Cette motivation lui permet de traverser les phases difficiles où les jeunes doctorants abandonnent.
Vous ne dépendez pas de la durée des projets et pouvez choisir le sujet qui vous intéresse vraiment.
Grâce à votre expérience professionnelle, vous abordez le dialogue avec votre tuteur d’une manière différente. C’est précisément ce que de nombreuses chaires apprécient.
Ce qui devient plus difficile
Le décalage par rapport à la rédaction scientifique est bien réel. Les règles de citation, le style d’argumentation et la méthodologie peuvent être réappris, mais cela prend les premiers mois. Ceux qui en tiennent compte se remettent rapidement dans le bain ; ceux qui sautent cette étape perdent du temps dans des cycles de corrections.
L’agenda est plus chargé qu’à 28 ans. Les responsabilités de direction, la famille et les tâches de soins entrent en concurrence avec le travail, et ce de manière permanente. Et le calcul change : celui qui commence à 50 ans dispose, une fois le doctorat obtenu, d’un nombre d’années professionnelles plus restreint pendant lesquelles le titre de docteur portera ses fruits. Ce n’est pas un argument contre, mais cela doit être pris en compte dans la décision.
Comment planifier son entrée dans la profession
Commencez par faire un état des lieux honnête : heures disponibles par semaine au cours des deux prochaines années, accès au domaine de recherche, travaux antérieurs pouvant être pris en compte, changements professionnels prévisibles. Il en résultera un plan viable, plutôt qu’une bonne intention vouée à l’échec.
Une approche qui a fait ses preuves consiste à considérer les six premiers mois comme une phase à part entière : reprendre le travail scientifique, passer en revue la littérature du domaine, affiner la question. Ceux qui, après cela, en ont toujours envie, disposent d’une base solide.
Quand un démarrage tardif n’est pas judicieux
Si la motivation est exclusivement un bond en avant dans la carrière au cours des deux prochaines années, le doctorat n’est pas le bon outil. Son effet se fait sentir trop tard, et l’effort demandé est disproportionné.
Il en va de même si un changement professionnel majeur est prévu dans les un à deux ans à venir. Un projet qui se retrouve en phase de bouleversement dès la première année a peu de chances d’y survivre. Dans ce cas, il est plus judicieux de commencer plus tard.
Questions fréquentes.
Peut-on encore faire un doctorat à 40 ans ?+
Oui. Il n’y a pas de limite d’âge, et l’expérience professionnelle est un atout pour le choix du sujet et l’accès au domaine de recherche.
Est-ce trop tôt à 25 ans ?+
Non. Commencer tôt signifie être plus proche du travail scientifique et disposer de plus d'années pendant lesquelles le diplôme porte ses fruits. Commencer plus tard signifie disposer de plus de données et poser des questions plus précises.
Est-ce que cela vaut la peine de faire un doctorat peu avant la retraite ?+
Si la motivation est liée au contenu, oui. S'il s'agit d'un enjeu de carrière, le temps restant devient le facteur décisif.
Puis-je réapprendre à mener des travaux scientifiques ?+
Oui. C’est un métier qui se réapprend rapidement par la pratique. Prévoyez-y du temps dès la première phase.
Comment les facultés réagissent-elles face à des candidats plus âgés ?+
Ce qui compte, ce sont le sujet, l'adéquation et la faisabilité. Un exposé précis a plus de poids que l'année de naissance.
Quelle est l’erreur la plus courante lorsqu’on se lance tardivement ?+
De sauter l'étape de la remise en route dans le travail scientifique et de vouloir se lancer immédiatement dans la rédaction.
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